S'il est vrai que la parole est le meilleur véhicule du conte, de même que c'est en marchant qu'on regarde le mieux un paysage, il est néanmoins utile, par désir ou par commodité, de prendre la voiture le train ou l'avion.

Le conte, pour se faire entendre, doit parfois lui aussi voyager au moyen d'encre et de papier. Voici qu'un carrosse nouveau lui est offert... le blog.
Puisse-t-il vous emporter dans son périple magique.


Tchong Tseu


La vie et la mort sont un cycle inévitable,
Un rythme aussi naturel que le jour et la nuit.
Quand vient la vie, tu ne peux résister,
Quand elle s'achève, tu ne peux t'opposer à sa fin.

mardi 19 février 2013

Les Lupercales

Les jeunes gens de la Rome Antique (qui ne l'étaient pas tant), avaient une façon assez particulière de faire la cour aux demoiselles. Pendant les Lupercales, entre le 13 et le 15 février, ils se rendaient au pied du mont Palatin, dans la grotte où un louve prit soin de Rémus et Romulus. Le prêtre de Faunus, le Luperque sacrifiait un bouc, touchait du couteau sanglant le front des garçons qui taillaient des lanières dans la peau du sacrifié. Puis vêtus de peaux de boucs et brandissant leurs fouets, ils couraient par les rues, flagellant toutes les jeunes filles qui leur plaisaient. Ils pensaient ainsi les rendre fécondes. Dieu merci, on a depuis imaginé d'autres méthodes!
Ils se divertissaient ainsi en l'honneur de la Louve fondatrice de la cité. Aussi ne vous étonnez pas mes soeurs, des combats que nous avons encore à mener en songeant que louve se disait lupa, qui a donné son nom aux lupercales, mais aussi au lupanar: la maison des Louves.
Des légendes Celtes racontent l'histoire du loup Gilwaethwy et de la louve Goewin qui ont donné naissance à Bleiddwein, un louveteau ancêtre du chien. 
La louve, dans ces légendes, figure la Grande Mère, effrayante et rassurante à la fois, qui nourrit ses enfants et parfois les dévore; de cette figure découlent ogresses et sorcières qui dans les contes traquent les enfants solitaires.
Pensons au Petit Chaperon Rouge; ce conte n'a peut-être pas le sens moral qu'ont voulu lui donner Perrault et plus tard les frères Grimm. Sans doute est-il un souvenir de légendes anciennes. Le loup y prend la place de la Grand-mère. C'est donc dans une figure maternelle que se glisse la férocité du loup. Dans le monde animal, la mère ne dévore pas ses petits, sauf exception...
Voilà des points sur lesquels il faudra revenir avec plus d'informations....

Un roman commence sur l'Almanach et les fèves se sèment au jardin

2 commentaires:

manouche a dit…

Comme notre imagination est devenue pauvre !

Gloria Godard a dit…

Ah l'amour dévorant des grand-mères !